L’IFM en intérim est l’indemnité de fin de mission, souvent appelée prime de précarité. Elle est versée, en principe, à la fin de la mission en complément du dernier salaire. Son calcul et ses exceptions doivent être vérifiés à partir du contrat, du bulletin de paie, de la convention ou de l’accord applicable et de la fiche officielle à jour.
Qu’est-ce que l’IFM en intérim ?
La fiche Service Public consacrée au contrat de travail temporaire indique qu’à la fin de chaque mission, le salarié intérimaire perçoit une indemnité de fin de mission en complément de son dernier salaire, sauf cas d’exclusion. L’IFM ne doit pas être confondue avec l’indemnité compensatrice de congés payés : les deux lignes répondent à des objets distincts.
Le document à contrôler est le bulletin correspondant à la fin de mission, avec le contrat et ses éventuels renouvellements. Une agence peut détailler les éléments sous des libellés différents ; demandez une explication écrite si la base ou le motif d’absence n’est pas identifiable.
Comment calculer l’indemnité de fin de mission ?
Service Public indique un montant au moins égal à 10 % de la rémunération totale brute, renouvellement du contrat inclus, sauf dispositions conventionnelles prévoyant des règles différentes. Le calcul ne doit donc pas partir du seul salaire net versé sur le compte bancaire.
- Réunir le contrat de mission et les renouvellements.
- Identifier la rémunération brute retenue pour la mission.
- Vérifier la convention ou l’accord mentionné sur les documents.
- Contrôler le taux et la base affichés sur le bulletin final.
- Comparer le résultat avec la ligne IFM effectivement versée.
Cette méthode de contrôle évite de publier un exemple chiffré fondé sur un salaire minimum, un taux ou une convention qui aurait changé. Le montant exact reste celui résultant des pièces de la mission.
Dans quels cas l’IFM peut-elle ne pas être due ?
La fiche officielle énumère notamment la conclusion immédiate d’un CDI avec l’entreprise utilisatrice, certaines situations de formation, la rupture anticipée à l’initiative du salarié, la faute grave, la force majeure et le contrat saisonnier. Pour ce dernier, une convention ou un accord peut toutefois prévoir l’indemnité.
Un intitulé comme « abandon de poste », « arrêt maladie » ou « refus de CDI » ne permet pas, à lui seul, de conclure. Il faut reconstituer la fin juridique de la mission et lire les documents remis. N’assimilez pas automatiquement une absence à une rupture anticipée imputable au salarié.
Comment contrôler le paiement de l’IFM ?
Vérifiez la date de fin de mission, la rémunération brute cumulée, les renouvellements, le motif de fin et les lignes IFM et congés payés. Conservez aussi les relevés d’heures et les échanges relatifs à une absence ou à une proposition de contrat.
En cas d’écart, demandez à l’entreprise de travail temporaire la base de calcul, le taux appliqué et le fondement précis d’une exclusion. Formulez la demande avec les références de la mission et joignez uniquement les pièces nécessaires. Si le désaccord persiste, un professionnel du droit du travail ou le service public compétent peut examiner le dossier complet.
L’IFM est-elle imposable ?
Ne déduisez pas le traitement fiscal du seul mot « indemnité ». Contrôlez le montant net imposable figurant sur le bulletin et le montant prérempli dans la déclaration. En cas de différence ou de situation particulière, utilisez la messagerie sécurisée de l’administration fiscale avec les justificatifs. Cette page ne revendique aucune exonération générale de l’IFM.
Questions fréquentes
IFM veut dire quoi ?
IFM signifie indemnité de fin de mission. Elle est aussi appelée prime de précarité.
Quel taux utiliser ?
La fiche officielle indique au moins 10 % de la rémunération totale brute, sous réserve de dispositions conventionnelles différentes. Vérifiez la convention et le bulletin.
L’IFM est-elle versée chaque mois ?
Le principe présenté par Service Public est un versement à la fin de chaque mission, en complément du dernier salaire. Contrôlez les dates du contrat et le bulletin final.
Arrêt maladie et IFM : que vérifier ?
Vérifiez l’effet réel de l’arrêt sur la durée et la fin de la mission, sans conclure à partir de l’absence seule. Le contrat, les justificatifs et le motif de fin sont déterminants.

