Service Public situe le tapage nocturne entre 22 h et 7 h. Cette plage vaut aussi le samedi, le dimanche et le week-end. Elle ne signifie toutefois pas que tout bruit est autorisé avant 22 h : une nuisance anormale peut être sanctionnée de jour comme de nuit selon son intensité, sa durée, sa répétition et le contexte local.
À partir de quelle heure parle-t-on de tapage nocturne ?
La fiche officielle Troubles de voisinage : bruits créés par des comportements anormaux distingue le jour, de 7 h à 22 h, et la nuit, de 22 h à 7 h. Elle précise qu’au niveau national il n’existe pas de plages pendant lesquelles le bruit serait systématiquement autorisé ou interdit, à l’exception du tapage nocturne compris entre 22 h et 7 h.
Le changement d’heure ne transforme pas automatiquement chaque son en infraction. L’appréciation dépend du trouble causé et des circonstances. À l’inverse, attendre 22 h n’autorise pas à gêner ses voisins pendant la journée.
Le samedi et le week-end changent-ils la règle ?
La plage nocturne reste de 22 h à 7 h le samedi soir, le dimanche et les jours fériés. Il n’existe pas une heure nationale plus tardive permettant une fête bruyante le week-end. Un arrêté municipal ou préfectoral peut en revanche réglementer certains bruits, par exemple les travaux de bricolage ou de jardinage, à des horaires locaux précis.
Avant de conclure qu’un horaire est permis, il faut donc vérifier le site de la mairie, l’arrêté applicable, le règlement de copropriété et, pour un locataire, les clauses utiles du bail.
Peut-on faire du bruit avant 22 h ?
Non, pas sans limite. Service Public rappelle qu’une personne ne peut pas gêner ses voisins quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. Pour apprécier le caractère anormal, la fiche retient notamment l’intensité, la durée, la répétition et le contexte local. Une fête, des cris, de la musique, des aboiements ou l’usage d’un appareil peuvent ainsi poser problème avant 22 h s’ils dépassent les inconvénients ordinaires du voisinage.
Quels éléments conserver en cas de nuisance ?
- les dates, heures de début et de fin ;
- la nature du bruit et sa répétition ;
- les échanges écrits avec l’auteur, le propriétaire ou le syndic ;
- l’arrêté local ou le règlement applicable ;
- des témoignages ou un constat obtenu légalement.
Il faut éviter les enregistrements ou procédés qui porteraient eux-mêmes atteinte à la vie privée. Un constat par un commissaire de justice peut être envisagé lorsque la situation persiste.
Quelles démarches suivre ?
- Informer calmement l’auteur du bruit et demander qu’il cesse.
- Si la nuisance continue, envoyer un courrier simple puis, si nécessaire, un courrier recommandé.
- Prévenir le propriétaire ou le syndic lorsque la situation relève d’un logement ou d’une copropriété.
- Vérifier les arrêtés locaux et avertir la mairie en cas de non-respect.
- Faire constater la nuisance par la police ou la gendarmerie si elle est en cours et avérée.
- Rechercher une solution amiable avant une action judiciaire lorsque cette étape est requise.
Pour l’intention distincte de signalement, voir aussi notre guide signaler un tapage nocturne. En cas de danger immédiat, il faut utiliser le canal d’urgence approprié plutôt qu’un formulaire différé.
Tapage diurne et tapage nocturne : quelle différence pratique ?
Le tapage nocturne concerne la plage de nuit indiquée par Service Public. Pendant la journée, un bruit peut aussi constituer un trouble anormal en raison de sa fréquence, de sa durée, de son intensité ou du contexte. La différence d’horaire n’est donc pas une permission générale de faire du bruit avant 22 h.
Questions fréquentes
À quelle heure commence le tapage nocturne ?
La fiche Service Public situe la période nocturne à partir de 22 h et jusqu’à 7 h.
Le samedi soir peut-on faire du bruit après 22 h ?
Le samedi ne crée pas d’exception nationale. La plage nocturne reste applicable, en plus des éventuelles règles locales.
Un voisin peut-il se plaindre avant 22 h ?
Oui. Une nuisance anormale peut être sanctionnée de jour comme de nuit.
Faut-il toujours appeler immédiatement les forces de l’ordre ?
Service Public présente d’abord des démarches graduées. Une intervention de la police ou de la gendarmerie peut servir à constater une nuisance en cours lorsque la situation le justifie.

